Le plan du Site
|
Le répertoire...
Il faut ici distinguer : le répertoire ancien...(avant 1930) et ... le nouveau répertoire (après 1930)
Le répertoire ancien.
Controverse sur le répertoire ancien
Le nouveau répertoire
La marionnette liégeoises.
Quelques règles
Le répertoire ancien.
Le répertoire ancien marionnettes tirées des aventures d'Ogier le Danois
Les spectacles joués dans ces petites salles, aux alentours de 1850, était surtout composés
de " Mystères " (histoire de la bible ou de la vie des saints) et des " Chevaleries ". Et
ceci a une explication simple… Le seul livre que possédaient les gens à l'époque était la bible,
d'où l'on tirait toutes les histoires merveilleuses. Pour ce qui est des Chevaleries c'étaient
les romans en vogue à l'époque de Gaston de Paris. Cependant ces livres étaient très cher,
et rares étaient ceux qui en possédaient… C'est alors que les éditions Larousse décidèrent
de publier les romans d'Alfred Delvaux sous le nom de " Collection Bleue ". Celle-ci avait
la particularité d'être vendue par petits livrets séparés qui reliés formaient le livre.
Cette collection eut un énorme succès et permit aux ouvriers d'acquérir ces ouvrages dont ils adaptèrent
les histoires pour les jouer aux marionnettes. Plusieurs documents et témoignages recueillis dans la première
partie du XXième siècle signalent que de nombreuses personnes venaient apprendre à lire aux
marionnettes… En effet, elles suivaient péniblement dans leur livre ce que disait le montreur
et ainsi petit à petit apprenaient des rudiments de lecture. Ce phénomène a certainement induit,
sans le vouloir vraiment, une tradition. Le " maître de joue ", (la joue étant la série de
marionnettes d'un même théâtre) était celui qui lisait le roman et comme les autres montreurs
ne savaient pas lire, il était bien obligé de faire les voix pour tous les personnages…
De nos jours bien que presque tout le monde sache lire, c'est toujours une seule personne qui
fait toutes les voix et elle a conservé son titre de " maître de joue ".
Controverse sur le répertoire ancien
Comme beaucoup de gens ont pensé que Conti était le premier marionnettiste, ils ont pensé
qu'en plus d'amener ses marionnettes il avait amené son répertoire de Sicile, vu la
ressemblance entre les marionnettes et leur répertoire de là bas et les nôtres.
Mais tout ceci ne serait que pure coïncidence. Tout d'abord CONTI est Toscan et pas Sicilien il
n'a donc pas pus connaître les marionnettes Siciliennes puisque d'après ce que nous savons de lui,
il n'a jamais été en Sicile… Ensuite, en Sicile, ce sont les poèmes de Boarda et de Arioste
qui sont interprétés tandis qu'a Liège ce sont surtout les romans de G. De Paris et d'A. Delvaux.
Et s'il est vrai que certains théâtres ont interprété les poèmes italiens à Liège, c'est parce que
la matière de chevalerie était très populaire à l'époque et qu'ils ont voulu continuer plus loin
dans ce genre… Ils ont donc cherché à retrouver d'autres auteurs plus anciens sur le même sujet…

Le nouveau répertoire
 Le nouveau répertoire " la montagne qui parle " une de nos créations
Après 1930 dans certains théâtres, le répertoire va fortement s'enrichir tout d'abord de
pièces comme les " riotrèyes " tirées du théâtre wallon qui mettent Tchantchès en scène à
l'avant-plan et a toutes les sauces. Mais aussi des récits tirés de romans comme l'Illade, Notre Dame
de Paris, Le Tour du Monde en 80 jours… En fait tous les grands classiques. En-suite le
public " s'infantisant " de plus en plus, le répertoire va s'étoffer de légendes comme
Blanche Neige, Jack et le haricot magique, Ali Baba, ou des contes plus locaux comme Glawenne le dernier des Sotai
où Le meunier des Fonds de Quareux...… Cette dernière partie
constituées d'histoires féeriques, est celle qui a l'heure actuelle est la plus
jouée au théâtre de marionnettes et qui représente à elle seule près de 85% du répertoire actuel.
La marionnette liégeoise
 La différence entre les styles un chevalier de type " moderne " un rive droite et un rive gauche
Il faut savoir qu'au départ, il n'y avait pas de règles, ni de normes et qu'on construisait
les marionnettes un peu à sa volonté… Cependant avec le temps deux styles vont voir le jour :
le style " rive gauche " et le style " rive droite ". Ce nom leur a été donné par rapport à
la Meuse, le fleuve qui coupe liège en deux, car de chaque côté un style différent a évolué.
Ce style se marque surtout dans deux particularités.
Tout d'abord la composition du spectacle celui de la rive gauche ne fait qu'une toute petite
place à Tchantchès le héros local, celui-ci n'est qu'un intermède un bouche-trou… Tandis
que dans les spectacles de la rive droite Tchantchès va occuper une place de plus en plus grande
pour en devenir le personnage principal, le héraut par excellence, fidèle compagnon de Roland,
confident de Charlemagne, on ira jusqu'à créer des spectacles sur mesure pour lui.
Deuxièmement des petites différences dans la fabrication. Les marionnettes " rive gauche "
sont un peu plus petites… Par exemple un chevalier mesure entre 75 et 80cm alors qu'il fera
90cm dans le style " rive droite ". En-suite dans le style " rive gauche " les chevaliers ont
des bras en bois sculptés et on reconnaît les rois car il portent une couronne. Par contre
dans le style " rive droite les chevaliers on juste des mains sculptées attachées au corps grâce
à un bout de tissu et recouverte d'un velours. On y reconnais les rois non pas à la couronne car certains n'en possèdent pas
mais à leur bras sculptés.
Deux styles bien distincts.
 la différence de taille entre les personnages et la différence de richesse des décorations
On pourrait ajouter encore d'autres petites différences entre les deux styles. Mais à l'heure
actuelle, le style rive gauche a pratiquement disparu… Le style " rive droite " est donc le
plus courant et il est le seul des deux encore employé de nos jours.
Cependant on peut noter que l'ont voit aujourd'hui apparaître un troisième style,
qu'on pourrait appeler " style moderne ". Ce style reprend toutes les caractéristiques
du style " rive droite " à une différence près les marionnettes sont plus petite. En effet
un chevalier fait 70 cm à la place de 90cm. Ce style " moderne " est surtout employé par
les théâtres itinérants car plus petit il est plus facile il est à transporter.

Quelques règles
 De gauche à droite L'archevêque Turpin reconnaissable à la croix sur son torse et a son casque en forme de mitre,
Charlemagne et Roland reconnaissable à son casque en tête de lion
Ici je ne parlerais que du style " rive droite ", le plus important.
Ces règles n'existaient pas au début de l'histoire des marionnettes de tradition liégeoise
mais ce faisant certains marionnettistes plus important vont imposer leurs modèles, comme
ils se copiaient l'un l'autre et pour pouvoir vendre leur production aux plus de théâtre
possible, certaines normes vont se fixer.
La taille : La taille de la marionnette varie selon son rang social. C'est ainsi que les
gens du peuple font en-dessous de 80cm, les soldats entre 75 et 80cm, les princesses et
reines entre 80 et 85 cm, les chevaliers sont autour de 90cm les rois 95 cm et Charlemagne1m.
Seule exception pour les nains et les géants qui ont leur taille en fonction de leur état et
non de leur représentation social…
La finesse des décorations : celle-ci aussi évolue en fonction du rang social, le peuple
est entièrement habillé de tissu. Les soldats ont le torse légèrement sculpé, les princesses
et reine ont leur torse finement sculpté, les chevaliers ont non seulement le torse sculpté
mais aussi les jambes; quant aux rois et empereurs, ils ont non seulement les jambes et le torse
sculpté, mais en plus ils sont affublés de bras en bois sculpté
La représentation de certains personnages : certains personnages ont des atributs qui leur
sont propres et unique à eux. Roland, le neveux de Charlemagne, a toujours un casque en
forme de tête de lion dont la gueule est ouverte laissant apparaître le visage. Il est
presque toujours habillé de rouge vif pour montrer sa fougue et sa vaillance. Charlemage
possède toujours une longe barbe et un couronne, souvent inspirée par la statue de
l'empereur qui trône sur le boulevard d'Avroy à Liège. Il est presque toujours habillé
en bordeau. L'archevêque Turpin a toujours un casque en forme de mitre et une croix sur son torse.
Les 4 fils Aymon sont souvent représentés avec un casque " minerve " inspiré
par les représentation de cette déesse antique. Leur armure est souvent composée d'écailles
surmontée d'un visage sur la poitrine. Maugis à un casque surmonté d'une tête de gargouille.
Je pourrais continuer encore longtemps… Pour résumé, la plus part des personnages important
possède certains atributs bien spécifiques et c'est pourquoi les anciens théâtres avaient
des collections d'environs 600 à 1000 personnages Car les gens de l'époque connaissaient ces
détails et il était donc impossible de leur faire endosser un autre rôle sous peine de
mécontentement du public.

|
"Les News"
1/1/2005 ouverture du site.
|